28/10/2004

CONFIANCE!!!

Voici une lettre écrite par j Boissard et que j'adore particulièrement pour sa définition de la confiance.
A lire et à méditer (et ce à tout âge).
 
Lettre à ceux qui ne font plus confiance.
Vous, les parents, qui avez peur! qui regardez, impuissants, monter la violence et derrière les portes fermées de la crainte et de la tendresse retenez vos enfants et leurs dites "attendez", au lieu de leur crier "allez"!
Vous qui redoutez notre échec et voudriez choisir nos directions, qui tremblez à l'avance des luttes que nous aurons à livrer et saignez des blessures dont nous souffrirons.
Vous qui, pour parler de votre jeunesse, employez des mots étrangers à la nôtre et réduisez le monde à la crainte que vous en avez.
Vous, les parents, qui ne faites pas confiance à notre jeunesse.
Vous, les adultes à qui notre jeunesse fait peur!
Vous qui ne savez plus respirer, entendre, aimer.
Vous qui amassez et ne savez pour quoi, courez et ne savez vers quoi.
Vous qui nous montrez le passé au lieu de nous ouvrir l'avenir.
Vous les modèles dont l'enfant s'éfforce d'imiterles gestes; dont il a appris par coeur les exploits, vous qui préférez sécurité à liberté, ignorance à risque, silence à échange.
Vous, les adultes, qui avez perdu confiance en l'avenir, et en qui nous perdons confiance.
Vous tous!
Puisque la lutte est inévitable, la violence à nos portes et celle-ci destinées à être forcées, laissez nous préparer nos armes: de l'attente et de la peur ne peuvent naître que la fuite ou la paralysie.
La lutte nous stimulera; les coups nous feront progresser.
Accepter que nous choisissions notre avenir, que dans un monde qui ne sait plus vers quoi il va et craint sa destruction, nos buts soient différents des vôtres.
Et si ce qui pour vous s'appelle "réussir" était "rater" pour nous?
Le seul danger que nous courrions serait, entre 4 murs à toute épreuve, à l'épreuve de la souffrance, du plaisir et de la folie, de nous endormir pour nous réveiller vaincu sans avoir lutté. 
Laissez nous trouver notre bonheur, et si, à la grand route que vous voudriez nous tracer, nous préferons les chemins hasardeux, pleins d'embûches mais aussi de soleil : ce sont sans doute ceux de demain
Parlez-nous de ce qui ne finira pas, de la beauté, du don de soi, de l'amour, de ce que l'on éprouve lorsqu'on a progressé ne serait-ce que d'un pas.
Dites à ma naiveté "tu peux", dites à ma faiblese "vas-y" et à notre jeunesse que la lutte n'est pas perdue.
Donnez nous des raisons d'espérer, de nous réjouir, et d'aimer.
Permettez-nous de devenir à notre tour modèle et adultes en nous ouvrant l'espoir.
Et toi, confiance, mot marée qui balaies les doutes et la peur, j'ai la tête levée, j'ai les yeux ouverts, je cherche autour de moi, prête à recevoir!


17:14 Écrit par thainael | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

merci nath... Je ne sais pas quoi dire... mes larmes parlent à ma place. Il n'y a d'ailleurs plus grand chose à ajouter je pense. Merci pour cette petite lecon de morale nath...
Pour les autres: ca vaut vraiment la peine de lire, meme si c'est un peu long...

Écrit par : une flamande | 28/10/2004

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